Dire et discourir

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On peut parler aujourd’hui de « règles » énonciatives. Cela ne s’est pas fait sans tâtonnements, mais ce fut un choix dont le linguiste Antoine Culioli participa, celui de ne plus s’occuper que de « langage » au sens des réalisations et des manifestations de la langue, telles qu’elles nous sont données quotidiennement. Le langage n’est pas un domaine homogène où l’on peut avoir une problématique qui serait « commune ». On va donc être obligé si on veut pouvoir articuler des domaines comme la sociologie et la linguistique ou autres, de poser de façon explicite, les objectifs avec des procédures de vérification que l’on doit pouvoir énoncer. Sinon, les domaines vont empiéter les uns sur les autres et on arrive ainsi à une telle dilution que l’on assimile à la linguistique beaucoup de choses telles que stylistique, sociologie du langage.

C’est pourquoi les approches des phénomènes énonciatifs se sont faites, au cours du siècle dernier, si prudemment et progressivement. Citons d’abord l’ethnologue anglais Malinowski, frappé par l’observation de la différence fondamentale entre fonctions et sens des simples phrases de politesse. Des propos échangés sur l’état de santé, le temps ou les événements mineurs — toutes choses que nous faisons régulièrement — s’avèrent ainsi essentiels, non par leur sens même, mais pour relier entre eux des gens, accomplir effectivement des actions sociales.

I

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