Contagion, traitements et sérendipité

Épidémies et maladies infectieuses → Science hasard et contagion


Lorsqu’il est question de science, de grands noms viennent immédiatement à l’esprit : Marie Curie, Albert Einstein, Louis Pasteur, Charles Darwin. Ces noms célèbres laissent parfois l’impression que ces scientifiques de renom ont passé de longues heures dans un laboratoire ou à triturer dans tous les sens d’obscures équations mathématiques qui ont un jour mené aux grandes découvertes que nous connaissons aujourd’hui.

Le cas le plus célèbre est bien celui de Marie Curie, recluse dans son laboratoire, travaillant et retravaillant la pechblende, ce minerai dont on extrait l’uranium, progressant pas à pas, minutieusement, méticuleusement, pour enfin, un jour, être récompensée du prix Nobel de physique (1903) à propos de ses recherches sur les radiations et du prix Nobel de chimie (1911) pour ses travaux sur le polonium et le radium.

Autrement, on se souviendra de Paul Ehrlich qui, après plus de 606 essais, arrivera à élaborer un composé d’arsenic qui permettra d’enrayer efficacement la syphilis. À noter que, 606 essais, ce n’est ni banal ni trivial, et cette image est bien sûr porteuse de cette idée que la science est laborieuse et qu’elle nécessite une rigueur intellectuelle et une démarche scientifique à toute épreuve fondée soit sur l’induction (généraliser un raisonnement ou une observation à partir de cas singuliers), soit sur la déduction (inférer à partir d’une affirmation générale pour arriver à une conclusion particulière).

La science, la grande science, serait donc à l’aune de cette image d’Épinal où se retrouvent dans les laboratoires des universités et des grandes sociétés pharmaceutiques des cortèges de chercheurs et de scientifiques en sarrau blanc travaillant de concert et en parfaite harmonie dans le but de trouver qui un vaccin, qui un traitement, qui une pilule qui empêcherait le développement de tous les cancers imaginables, qui un vaccin capable d’éradiquer la grippe, ou de mettre au point la prochaine grande découverte qui bouleversera la science médicale. Ce n’est pas le cas…

© Pierre Fraser (Ph.D.), sociologue, 2020 / texte

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