documentaire

Qui doit s’occuper du patrimoine religieux

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►  Capsules de la web-série

Dans cette quatrième capsule de la Web-Série « Le défi du patrimoine religieux », le curé Pierre Gingras, curé de la paroisse St-Jean-Baptiste de Québec, l’historien de l’architecture, Luc Noppen, et le responsable de la Direction des Fabriques du Diocèse de Québec, Rémy Gagnon, abordent différents aspects sur la question de la responsabilité envers le patrimoine religieux.

 

Urgence climatique, entre mythe et réalité (le documentaire)

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►  Campagne de sociofinancement du documentaire

Pour agir comme intervenant dans le documentaire

Urgence climatique. Effondrement de la civilisation. Le message est fort. Il est porté par une génération anxieuse de l’avenir de la planète. Le discours catastrophiste fonctionne. Le mode alerte tout en urgence est désormais le type de discours privilégié pour faire avancer la cause du climat. La science du GIEC en est sa caution. D’autre part, il y a tous ceux qui sont disqualifiés par ce discours. Les climatosceptiques seraient les suppôts du capitalisme, les acteurs d’un effondrement civilisationnel inévitable. Pour ces derniers, la science du GIEC est politiquement manipulée. Où se situe au juste le point d’équilibre entre ces deux discours ? C’est ce que ce documentaire cherchera à mettre en lumière. À l’auditeur sera réservé le choix de ses propres positions.

Nous n’en sommes pas à notre premier documentaire en mode sociofinancement et les preuves sont ici, ici, ici et ici. Les tournages ont déjà commencé et se poursuivront jusqu’en juin 2020. La première projection publique aura lieu en octobre ou novembre 2020 dans un lieu qui reste à déterminer.

►  Campagne de sociofinancement du documentaire

Je veux tourner un documentaire, mais je n’ai pas de budget…

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Vous désirez plus que tout tourner un documentaire, mais votre budget se résume à quelques dollars ou euros ? Qu’à cela ne tienne, tournez tout de même votre documentaire. Vous ne possédez pas la caméra de vos rêves ? Steven Soderbergh a tourné Paranoïa avec un iPhone.

Vous avez un sujet, mais vous ne savez pas trop comment le traiter ? Alors là, vous n’avez même pas le commencement d’un problème. En fait, le scénario d’un documentaire vient toujours a posteriori et non a priori. Allez sur le terrain, tournez avec qui vous voulez, accumulez des heures tournages, il vous en restera toujours quelque chose. Faites ensuite le verbatim de chaque captation. De là, regroupez en thèmes tous les éléments similaires de votre verbatim. À partir de ces thèmes, construisez votre scénario et commencez votre montage à partir de celui-ci. Une fois votre premier montage terminé, écoutez attentivement ce que vous pensez à tort être le produit final et coupez tout ce qu’il est possible de couper ; on ne coupe jamais assez. Et refaites l’exercice jusqu’à ce que vous soyez satisfait du résultat.

Vous dites que la qualité de votre documentaire n’est pas de calibre professionnel sur le plan visuel ? Si vous attendez de tourner avec une caméra RED pour réaliser votre premier documentaire, vous ne le tournerez jamais. Si vous ne vous faites pas les dents sur au moins une dizaine de court-métrages de type documentaire, ce n’est pas parce que vous aurez tourné avec une caméra RED qu’il sera meilleur.

Votre crainte est d’être jugé par ceux qui ont de l’expérience en matière de tournage ? C’est peut-être la pire erreur que vous puissiez faire. En fait, l’ultime juge de votre documentaire est le public. Avez-vous su rejoindre le public que vous aviez ciblé au départ ? Si oui, mission accomplie. Vous dites que votre documentaire n’a attiré que 1,201 personnes sur YouTube ou tout autre plateforme de diffusion en l’espace de 3 mois ? Pour qui vous prenez-vous ? Un documentariste d’expérience ou un influenceur insipide ? Vous avez le choix entre le fait d’acquérir de la crédibilité au fil du temps ou de devenir un imbécile des plateformes vidéo.

Un vieil adage dit que l’on devient forgeron en forgeant. Devenez documentariste en tournant des documentaires ou des court-métrages ; il n’y a pas d’autres moyens. Le cinéma est un art adossé à la technique et à la technologie. Apprendre à maîtriser la technique ou la technologie n’est possible que par l’expérimentation. Tournez tant que vous pouvez tourner. Scénarisez, montez, post-produisez, refaites l’exercice tant et aussi longtemps que vous ne serez pas satisfait. Et si ce que vous trouvez satisfaisant n’arrive pas à rencontrer son public, eh bien, vous aurez beaucoup plus appris que si vous aviez réussi.

Une chose est certaine, vous allez galérer pendant des mois voire quelques 4 ou 5 ans. Mais un jour, vous aurez saisi l’essentiel de votre « style », de votre façon de faire un documentaire. L’autre chose qui est encore plus certaine que votre style ou le jugement des pairs, c’est le manque constant d’argent, jusqu’à ce qu’un jour, et cela n’est pas même une certitude, certaines personnes seront éventuellement enclines à financer vos projets. Toutefois, le jour où ça arrivera, vous aurez perdu toute indépendance éditoriale face au traitement de vos documentaires, à moins que vous soyez à ce point talentueux que l’on vous laisse carte blanche.

© Pierre Fraser (Ph. D.), sociologue et cinéaste, 2019

 

Objectif Zéro-Déchet (sociofinancement)

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Pour participer à la campagne de sociofinancement

Résumé du projet
Le Mouvement pour une ville Zéro-Déchet, composé de plusieurs citoyens-nes engagés de la Ville de Québec poursuit sa démarche qui est de convaincre la Ville d’adopter une politique Zéro-Déchet, comme plusieurs autres villes canadiennes et nord-américaines l’ont déjà fait. Une telle politique doit mettre en pratique les 5 R-V : repenser notre consommation et notre gestion des matières ; réduire les déchets à la source ; réutiliser les matières ; recycler les matières ; revaloriser et éliminer les matières.

Notre documentaire a donc pour mission, dans un premier temps, de faire le tour de la question, et dans un deuxième temps, de fournir des outils à tous ceux qui désirent entreprendre le même type de démarche.

 

Quand le documentaire est en plein territoire médiatique

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Ce que le documentaire a la capacité de mettre en lumière, c’est cette relation inconfortable qu’il entretient avec la presse écrite et les médias d’information en continue. En fait, le genre « documentaire » est souvent rejeté par les médias de masse comme étant trop partial et faisant trop place à l’opinion de son réalisateur. À ce titre, le Washington Post, en octobre 2018, a bien résumé la situation dans un article intitulé « Les documentaires ne sont pas du journalisme, et il n’y a rien de mal à cela », tout en établissant un clivage fort entre le format « documentaire » et le reportage qui se veut plutôt neutre et objectif.

Contrairement au reportage journalistique, le documentaire dispose d’une caractéristique qui le place dans une classe à part : il est en quelque sorte « pérenne », car il a la capacité d’atteindre des publics plus importants sur une plus longue période de temps, plutôt que de disparaître dans le cycle constamment renouvelé des nouvelles et des chaines d’information en continu. En ce sens, le documentaire tient un rôle important dans le paysage médiatique, car il présente des facette que la nouvelle ou le reportage seraient incapables de mettre en évidence.

Par exemple, l’un des documentaires que j’ai produit et réalisé, « Avoir faim au Québec », va justement dans ce sens, car il perdure dans le temps. Au lieu d’être une simple nouvelle qui sera aussitôt avalée par le cycle médiatique de l’information en continue, il est le témoin d’une situation qui, elle, n’a rien de ponctuelle. En fait, quand le documentaire arrive à montrer des problèmes structurels plutôt que ponctuels, ce que ne peuvent faire les médias écrits et les chaînes d’information en continue, il a tendance à perdurer et à s’incruster dans l’imaginaire collectif.

Autre exemple, un documentaire que j’ai réalisé en 2016, « Du salariat au précariat », plutôt que de traiter d’un problème ponctuel, cherche plutôt à expliquer que la précarité est avant tout un problème de nature structurelle intimement lié au néolibéralisme où l’individu doit être maître de son destin, architecte de sa vie et entrepreneur de lui-même.

Pierre Fraser (Ph. D.), sociologue et cinéaste, 2019

 

Louis-Joseph Papineau vu par les canadiens anglais

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Les représentations de Papineau qui émergent dans le discours politique anglophone des années 1820 et 1830 se construisent à l’aide d’un vocabulaire politique et de dialectiques qui structurent la sphère publique locale, mais qui découlent de multiples traditions discursives observées dans les contextes britanniques, étatsuniens, ainsi qu’ailleurs en Amérique du Nord britannique. Les textes consacrés à Papineau entre 1827 et 1832 tournent sur la question de son aptitude à assumer les fonctions de président de l’Assemblée et de son rôle à la tête d’une cabale politique, que l’on désigne « Papineau faction ».

Les journaux réformistes repoussent ces critiques et leur opposent une représentation de Papineau comme défenseur des droits du « peuple » bas-canadien au sens large du mot. Les attaques des critiques du chef patriote s’intensifient entre 1832 et 1834, alors qu’on insiste particulièrement sur la démagogie du chef patriote. Après 1834, les nombreux textes dédiés à Papineau le personnifient sous les traits d’un révolutionnaire français, parfois même de Robespierre, témoignent de la vigueur de la tradition anti-jacobine au Bas-Canada.

Dans tous les cas, la figure de Papineau vient à incarner certains prototypes bien établis dans l’univers discursif de l’époque que les intervenants brandissent pour susciter la réaction du lecteur en renvoyant des images et des références historiques déjà très familières.

La liberté vaut-elle qu’on verse une goutte de sang pour elle ?

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La liberté vaut-elle qu’on verse une goutte de sang pour elle, demandait Daniel O’Connell ? Quel fut le rapport de Papineau à la violence, aux armes, à la prise d’armes ? À partir de ses positions sur le système seigneurial, les relations ethniques, la langue et la religion, l’analyse scrute l’outillage mental à partir duquel le leader patriote pouvait penser la radicalité physique. Les conflits locaux exacerbés étaient-ils recevables, reçus par le Parti patriote et par Papineau ? Dans cette capsule vidéo, l’historien Yvan Lamonde explique les tenants et aboutissants de l’affaire.

© Société des Dix / Réalisation, Pierre Fraser / Production, Photo|Société