L’Église catholique au Québec

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De la Première Guerre mondiale jusqu’à la Révolution tranquille, l’Église catholique se déploie pleinement comme organisatrice principale de la société québécoise. Elle façonne le territoire avec ses diocèses, gère les écoles et les hôpitaux et organise les services d’entraide. Avec la Révolution tranquille au début des années 1960, il y a non seulement rupture avec la passé, mais surtout et avant tout une transformation en profondeur de toute une société qui entre alors dans la modernité. Cette web-série veut donc saisir comment cette rupture a dessiné l’avenir du Québec.


Le Québec s’est-il fabriqué une haine du christianisme ?

Avec la Révolution tranquille en 1960 qui fait entrer le Québec dans la modernité, l’Église catholique canadienne-française est confronté à de profondes remises en question. Les églises se vident au rythme où les fidèles adhèrent de moins en moins à la foi de leurs ancêtres. Dans cette capsule vidéo, le curé Pierre Gingras se demande si nous ne nous serions pas fabriqué une haine du christianisme pour mieux rejeter le passé. Le sociologue Simon Langlois, pour sa part, explique comment cette transformation sociale s’est déroulée entre 1960 et 1970.


L’époque noire de l’Église catholique au Québec

Il faut être très vigilant si l’on veut interpréter correctement le siècle qui, au Québec, va approximativement de 1840 à la Seconde Guerre mondiale et qui a acquis dans la mémoire commune le statut de période classique marquée par la domination du catholicisme sur tous les aspects de la vie privée comme publique du Québec. 


La fin des paroisses au Québec

Au XXe siècle, lorsque la société québécoise s’est rapidement industrialisée et urbanisée, le modèle paroissial a été maintenu dans les nouveaux quartiers urbains des banlieues, comme en témoigne la construction de très nombreuses églises au design moderne partout sur le territoire québécois. Pendant quelques décennies, l’Église catholique a tenté d’implanter le modèle de la paroisse au sein des villes, mais avec un succès limité.


Quand l’Église tissait du lien social

Il fut une époque où l’église d’une paroisse représentait beaucoup plus qu’un simple lieu de culte. Autour des églises du Québec s’est greffée toute une vie qui allait tisser du lien social dans sa communauté. Dans cette capsule, le curé Pierre Gingras, le sociologue Simon Langlois et la philanthrope Aline Lacombe expliquent comment cette dynamique s’est installée et jusque dans quelle mesure elle a bénéficié aux paroissiens.


L’église triomphante et son déclin

L’un des phénomènes qui a particulièrement marqué le Québec au début des années 1960, est bien celui de la désertion de la pratique de la foi catholique. On peut s’en désespérer ou s’en réjouir, mais il faut aussi prendre en considération que de puissantes pressions d’ordre social ont induit ce déclin.


Le diocèse et la société canadienne française

Il n’est pas possible de comprendre, encore moins d’évaluer, l’importance contemporaine de l’Église catholique au Canada français, sans évoquer le passé. La société canadienne-française a été, depuis les débuts même de son établissement, à tel point circonscrite, contenue et dominée tout entière par le clergé et les chefs ecclésiastiques, que son histoire se confond en tout point avec celle de l’Église canadienne. [source]


Le diocèse et son impact sur la vie économique

Jusque vers la fin des années 40, l’Église tenta d’implanter au Québec un modèle d’organisation économico-sociale fortement inspiré du modèle corporatiste décrit dans l’encyclique Quadragesimo Anno de Pie XI, et fondé sur le postulat que l’économie doive être organisée comme une grande famille au sein de laquelle chaque élément a un rôle indispensable et complémentaire à remplir. [source]


Jeanne d’Arc au Nouveau Monde

Le clergé catholique a fait de Jeanne d’Arc un idéal patriotique. Dès lors, son image a été annexée au nationalisme et à la défense des droits linguistiques et religieux des Canadiens-français. Le féminisme s’en est aussi emparé, le prénom « Jeanne-d’Arc » s’est popularisé et on lui a érigé des monuments et, dans les églises, on a offert ses statues à la dévotion populaire.