Inégalités sociales

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Une histoire du Québec, c’est aussi une histoire de ses inégalités sociales à travers le temps. Être pauvre et vivre la défavorisation c’est aussi vivre l’exclusion sociale qui résulte d’un ensemble de processus économiques, politiques, institutionnels et culturels, souvent interdépendants et cumulatifs, qui mettent des personnes ou des groupes à part dans la société. Quand l’exclusion sociale et la pauvreté se conjuguent, elles peuvent se renforcer mutuellement au fil du temps. L’exclusion sociale associée à la pauvreté peut se traduire notamment par des possibilités limitées pour les individus (et conséquemment pour leur famille et leur communauté) de maintenir leur autonomie économique, tout en affectant l’intégrité de leur identité sociale, leur santé, leur éducation, leur participation au marché du travail ainsi qu’aux réseaux de relations sociales et familiales. Ces conséquences peuvent à leur tour entraver la sortie de la pauvreté. [source]


J’ai faim, l’invisible réalité

Il existe deux types de société au Québec. L’une, invisible, qu’on ne voit pas et qu’on ne veut surtout pas voir, c’est-à-dire celle de la faim et de l’humiliation dont les rangs croissent au rythme de 3 à 4% chaque année. Il y a aussi l’autre, celle que l’on voit chaque jour et qui cache merveilleusement bien la première. Dans cette société où tout semble bien aller, il y a des gens à qui des politiciens disent que tout va bien.


Quand la faim justifie les moyens

Personne ne s’en rend compte, mais il existe toute une logistique d’approvisionnement et de redistribution des denrées auprès des gens les plus défavorisés de la société que l’on pourrait qualifier de logistique de la faim. En ce sens, l’organisme Moisson Québec récolte des denrées alimentaires auprès des supermarchés et les redistribue par la suite aux différentes banques alimentaires de la grande région de Québec dont bénéficient plus de 38 000 personnes chaque mois.