Plan rapproché

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L’image est partout. L’image prédomine. Il y a là toute une dimension visuelle et sociale qui est mise en action et qui conditionne nos vies. Le simple panneau routier et le feu de circulation régissent nos déplacements. L’architecture structure nos espaces de vie et nos relations sociales. Le panneau réclame et la publicité communiquent des façons d’être et de consommer.

Pour comprendre comment nous en sommes arrivés à agiter une telle menace existentielle, et pour bien saisir l’efficacité mobilisatrice du discours qui la suscite, il faut revenir sur des moments clés du mouvement environnementaliste et de l’écologisme. Les discours ne surgissent pas ex nihilo, et ils ont non seulement une histoire, mais aussi et surtout une façon propre de procéder.

Cet ouvrage propose de voir comment le discours écolo-environnementaliste a pu se constituer en fait social total, c’est-à-dire comment il a été en mesure de mobiliser à la fois les individus et les institutions afin de réguler leurs comportements dans le sens d’une vaste entreprise hygiéniste et sanitaire à la grandeur de la planète.

Dans un contexte technologique où chacun est en mesure de produire et de diffuser des images à partir de son téléphone intelligent, où la consommation d’images est inévitable, la sociologie visuelle propose de mobiliser la production d’images, fixes ou animées, pour rendre compte des différentes réalités sociales qui travaillent et traversent la société.

© Photo de la couverture, Denis Harvey