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Arrêt des tournages
Pour mes court-métrages et documentaires dédiés à l’enseignement en ligne, c’est ici.
Arrêtés depuis novembre 2020, tous les tournages reprendront dès que les
conditions sanitaires, au Québec, le permettront.

Articles récents

Le rejet du passé au profit du ressenti, une caractéristique de notre époque

S’il fut une époque où les œuvres artistiques suscitaient la noblesse et la grandeur, elles renvoient désormais au vulgaire. Quand un étudiant de la Art of School de Londres, Clayton Pettet, annonce une performance artistique gay intitulée « Art School Stole My Virginity », où il sera défloré pour la première fois devant une centaine de personnes,…

Le romantisme a-t-il été à la source du post-modernisme ?

Pourquoi le romantisme est-il à ce point un moment charnière ? Parce que le romantisme est avant tout une révolte contre le Siècle des Lumières, « révolte contre une urbanisation effrénée. Contre un monde de plus en plus matérialiste, une bourgeoisie de plus en plus riche et de plus en plus puissante. Révolte contre un conformisme désespérant…

Ce que nous a légué la Renaissance

La tradition humaniste, depuis la Renaissance, n’a pas été de se préoccuper de sa seule condition actuelle, mais bien de regarder dans le passé pour mieux éclairer sa propre époque. Les premiers humanistes sont revenus aux classiques moins par une nostalgie empreinte d’une certaine crainte envers les géants du passé que par le sentiment d’une…

La Renaissance est-elle la dernière des grandes époques ?

Nietzsche nous dit que la Renaissance est « la dernière grande époque, une époque follement prodigue et lourde de conséquences ». Tout d’abord, faut-il ici rappeler que la Renaissance est avant tout la redécouverte de l’héritage gréco-romain, une époque elle-même puissante. À ce sujet, Nietzsche souligne à grands traits que « Les grands hommes sont, comme les grandes…

L’Occident est-il encore capable de penser contre lui-même ?

Je me pose une simple question : « L’Occident est-il encore capable de penser contre lui-même ? » Mon hypothèse de travail va dans le sens suivant : si l’Occident, depuis la Renaissance, a été en mesure de penser contre lui-même, s’il a constamment été dans un envers et un avers —despotisme et liberté, esclavagisme et affranchissement, colonialisme et décolonisation,…

Le corps conçu comme facteur de risques

Dans cette foulée d’un corps de plus en plus flexible, malléable, transformable et métamorphosable, d’un corps devenu l’ultime identification à soi, il y a aussi, chevillé à ce corps, l’incontournable corps devenu vecteur de menaces, d’incertitudes et de peurs. Si le corps est à ce point le porteur d’une identité sociale, si le corps est…

L’individu conscient de sa santé

Confronté à sa propre finitude, l’individu constate qu’il aurait peut-être dans son génome une prédisposition à telle ou telle maladie. De leur côté, les nutritionnistes élargissent constamment le spectre des aliments sains et malsains. Les recherches scientifiques alignent des sommes impressionnantes de dangers potentiels pour la santé, parfois au tréfonds même d’une protéine ou d’une…

Les démons génétiques

Avec la génétique, de plus en plus en mesure de repérer des défauts potentiels, avec les essais cliniques statistiquement capables de prédire le développement de telles ou telles maladies, se dessine la trame d’un horizon de la peur de plus en plus rapproché : le corps peut trahir. Il est vecteur de menaces, d’incertitudes et de…

Le corps et l’horizon de la peur

Sigmund Freud ouvre le XXe siècle sur une vision du corps où l’individu doit composer avec ses démons intérieurs. Il y a désormais un pilote à bord du corps : l’inconscient. Au milieu du XXe siècle, deux avancées scientifiques révéleront d’autres démons intérieurs : la découverte de l’ADN par James Watson (1928-) et Francis Crick (1916-2004), d’une…

Le corps, objet de reconnaissance sociale

Comme l’a bien souligné le sociologue britannique Anthony Giddens : « nous sommes devenus responsables du design de nos propres corps[2]. » Le corps n’est plus conçu comme une essence, et le corps vieillissant, mis de côté au profit du corps renouvelé, est particulièrement éclairant à cet égard. L’ordre naturel des choses veut que le corps vieillisse, que les chairs s’affaissent, que les réflexes perdent de leur acuité, que la peau flétrisse, que la mobilité se réduise.

Le corps de justes proportions

Les corps des peintres de la Renaissance ne sont pas innocents pour le corps du XXIe siècle, car ils démontrent que depuis longtemps déjà, les fondements de la relation contemporaine au corps ont été établis et que les préoccupations sont fondamentalement les mêmes : le corps qui mérite considération est bel et bien celui de justes proportions.

La vision du corps au Moyen-Âge

Au Moyen-Âge, la vision du corps est celle d’une enveloppe charnelle perçue comme un fardeau, d’où l’idée de son mépris et de son rejet. Il y a donc une ambition préventive au Moyen-Âge articulée autour de deux idées centrales : la pureté et le contact.

Le corps et l’horizon de la peur

Avec les essais cliniques statistiquement capables de prédire le développement de telles ou telles maladies, se dessine la trame d’un horizon de la peur de plus en plus rapproché : le corps peut trahir. Il est vecteur de menaces, d’incertitudes et de peurs.

Qu’est-ce qu’un corps ?

S’il est au moins une chose que chacun croit connaître c’est bien cette idée de corps. Curieuse notion que celle-ci, autant porteuse de certitude que d’angoisses — l’horizon de la peur —, d’ignorances que de croyances égarées.

L’aventure du corps

En 2009, mon ami et collègue Georges Vignaux avait publié aux Éditions Pygmalion « L’aventure du corps ». Il avait formulé le souhait que nous puissions développer un projet d’envergure commun pour développer en profondeur ce qu’il avait alors entrevu dans sa première publication.